
Arrive le moment où l'on souhaite se lancer...
Se lancer (moi en tant que biographe, vous pour écrire votre vie).
Les raisons qui mènent à un changement de direction dans sa vie professionnelle sont souvent multiples (en ce qui me concerne en tout cas) et franchir le cap demande beaucoup de réflexion (en ce qui me concerne en tout cas ). Mais quelle satisfaction, quelle joie même, de sentir qu’on a pris la bonne décision. Cette impression d’être parfaitement alignée avec soi-même, d’être à sa place.
Je suis devenue écrivaine biographe pour porter la voix de celles et ceux qui ont quelque chose à transmettre, à partager, avec l’intime conviction qu’on a tous une histoire à raconter !

Je suis devenue biographe pour porter votre voix, d’où le choix d’un mégaphone comme logo.
Dans mon métier de journaliste, ce sont habituellement les revendications qui font parler mes interlocuteur.ice.s. J’ai souvent croisé, lors de reportages, des personnes qui tentent de défendre une cause, peu importe laquelle, toujours importante à leurs yeux. Qu’elles luttent contre la fermeture d’une classe dans l’école du village ou contre celle de la plus grosse entreprise du secteur ; que ce soit pour signaler des dépôts sauvages d’ordures ou dénoncer leur exposition pendant des années à un gaz cancérigène ; que ces gens réclament la stérilisation des chats du quartier ou plus de pouvoir d’achat… je prends tous les sujets au sérieux, car même si certains me sont parfois étrangers, j’écoute, je comprends, je tente pendant un instant de me mettre à la place des personnes interviewé.e.s, pour restituer leur problématique.
En biographie, pas besoin d’étendard brandi. La vie suffit.
Avec ma casquette de biographe, le contexte de la rencontre avec mon interlocuteur.ice est différent. Bien sûr, certaines personnes peuvent ressentir le besoin d’encrer un combat, d’écrire une injustice, de déposer sur le papier la douleur que représente une épreuve endurée, pour la surmonter.
Mais à l’inverse certains et certaines ont l’impression de ne rien avoir à dire. De ne pas avoir une vie qui mérite plus que quelques anecdotes délivrées au compte-goutte. (Je ne leur jette pas la pierre, je crois que si je devais écrire ma propre biographie un jour, j’aurais ce réflexe de penser que ma vie serait bien vite résumée, avant finalement de concevoir différents chapitres riches et variés).
Bien souvent, je suis contactée pour écrire la biographie d’un tiers. Un père ou une mère âgé.e, dans la plupart des cas. Ce ne sont pas toujours les futurs biographiés qui entreprennent la démarche. Il y a peut-être là une question d’humilité, la volonté de ne pas se mettre en avant, le fait de ne même pas y penser : quand on vit sa vie, on ne se projette pas toujours en train de la raconter… « et puis qui est-ce que ça pourrait bien intéresser, toutes ces histoires ? » Voilà une phrase qui revient souvent. La réponse est pourtant évidente : vos proches, vos ami.e.s, vos enfants, petits-enfants et futurs arrières, voire un public plus large. Et ce que souhaitent les futur.e.s lecteur.ice.s c’est d’abord de mieux vous connaître. Ils/elles veulent découvrir le parcours d’une personne qu’ils/elles connaissent bien… mais pas tant que ça.
Qui peut raconter dans les détails la vie de sa grand-mère ? Qui n’a jamais découvert tardivement un fait marquant de la jeunesse d’un ami de longue date ? Qui n’est pas tombé.e des nues en apprenant le passé d’un proche, sur lequel il est resté discret pendant des années ?
Même sans « révélations » à faire, sans épisodes extraordinaires à relater, sans faits d’arme à exposer, ou grosses difficultés traversées, une vie se raconte. Tenir vos lecteurs en haleine, malgré l’absence de rebondissements stupéfiants à chaque page, c’est mon travail !
Le quotidien dit déjà beaucoup d’une époque, d’une région, d’un milieu. En ajoutant les bonheurs et les malheurs traversés, les surprises (bonnes ou mauvaises) offertes par la vie, les choix personnels où les événements extérieurs qui bousculent une existence, on tient la formule pour écrire un beau récit.
Comme avec mon micro de journaliste radio, lors d’un entretien biographique, carnet et stylo en mains, je vous écoute avec attention. En prenant des notes, je suis vigilante à ce que vous me confiez pendant que se dessine déjà dans mon esprit le récit que j’écrirai à partir de vos mots.
Un travail main dans la main
Ce qui diffère avec le journalisme, c’est ce travail à deux. Lors d’une interview journalistique, je pose des questions, mon interlocuteur.ice me répond, et je rentre avec cette matière sonore pour « fabriquer » mon reportage. Je suis alors la seule juge des passages que je garde, le seule responsable du montage pour fournir un « sujet » d’une minute quinze ! (Le choix est d’ailleurs parfois cornélien, mais je l’assume avec honnêteté et intégrité). En revanche, l’interviewé.e aurait peut-être aimé que j’insiste sur un autre point. Cette personne peut aussi réaliser trop tard qu’elle a oublié de me parler d’une chose importante. Ou peut-être regrettera-t-elle d’avoir été trop « brouillonne » au micro.

Lors de notre collaboration, c'est un travail d'équipe qui se met en place.
Lors de l’écriture d’une biographie, nous sommes une équipe tout au long de la collaboration. En tant que biographe, vous pouvez tout me confier et pour autant me demander de ne pas tout écrire. Vous aurez parfois envie que je connaisse le contexte d’un événement, pour une bonne compréhension, sans pour autant souhaiter que je révèle tous ces détails. Je vous poserai peut-être des questions, pour mieux appréhender une situation, mais en aucun cas je ne vous force la main, ni pour dire, ni pour écrire. Par ailleurs, si après avoir lu le texte, vous souhaitez des modifications, je les applique. Être biographié doit se vivre dans la sérénité.
Nos échanges reposent sur la confiance et le dialogue, et bien sûr, c’est vous qui avez le dernier mot.
Vous l’avez peut-être déjà compris si vous me connaissez ou peut-être l’avez-vous lu en navigant sur mon site internet, j’accorde un intérêt plus particulier aux histoires de femmes et à celles des personnes queers. C’est lié à mon identité, à mon parcours et à mes engagements. Toutefois j’aime à penser qu’une de mes premières qualités est la curiosité de l’autre : celle ou celui avec qui je partage des points communs, comme un.e autre qui m’est étrangèr.e. Ce qui m’importe c’est d’ENCRER VOS VOIX. Le nom de mon entreprise était une évidence !