Visibiliser les parcours queers
ou de dire votre sérénité, aujourd’hui d’être comme vous êtes, nous écrivons votre livre ensemble.

S’accepter
« Deviens ce que tu es »
Vous avez peut-être vécu ce malaise, plus ou moins jeune, en vous rendant compte que vous n’étiez pas comme la majorité de vos copains ou copines. Vous étiez attiré.e par des personnes du même genre que vous, ou autant par les garçons que les filles. Vous vous êtes senti.e né.e dans le mauvais corps, ou aviez l’impression de posséder un physique aux particularités « monstrueuses ».
Les jeunes personnes LGBTQIA+ se sentent souvent seules (parfois très seules) lors de cette prise de conscience.
Puis un événement, une rencontre, une forme de maturité permet de s’accepter et de faire sa vie au plus près de ce que l’on est. « Deviens ce que tu es » dit la formule du poète grec Pindare. « Deviens ce que tu es, quand tu l’auras appris ».
Ce qui est d’abord un obstacle à la normalité peut devenir une joie de la singularité. Les obstacles et les joies font les meilleures histoires. N’hésitez pas à les raconter.

Raconter ses particularités
« C’est là que les diamants sont cachés »
Les mentalités évoluent et les différences sont de mieux en mieux acceptées. Hélas, pas partout ni pas par tou.te.s. Et même, entouré.e de personnes bienveillantes, on peut se sentir mal compris.e.
Trop de gens encore (y compris chez les proches) ignorent ce qu’implique d’être une personne queer. Ce sont parfois de toutes petites choses, mais ça suffit pour se sentir à la marge.
Ne pas pouvoir se rendre aux repas de famille accompagné.e, pester contre les documents de l’école des enfants où apparaissent encore
« père » et « mère », avoir peur en se promenant dans la rue, devoir prendre des hormones pour enfin prendre du poil ou de la poitrine…
Ecrire un livre sur sa vie (ou une partie), c’est afficher son identité et son parcours. C’est dire « son unicité et ses particularités », qui sont précisément l’endroit « où les diamants sont cachés », comme le souligne Lady Gaga.

Épreuves
« Les visages changent… »
La vie d’une personne queer est parsemée d’épreuves !
Du coming out au choix de construire une famille, en passant par la transition, les moments difficiles sont nombreux, et souvent accompagnés de peur, de colère, de déception, de tristesse d’être incompris.e, moqué.e, rejeté.e, agressé.e.
À cela s’ajoutent aussi les malheurs qui guettent tout un chacun : une rupture, la maladie, un deuil, la précarité…
Écrire permet d’extérioriser, de déposer sur le papier une douleur qui nous habite trop bruyamment.
« Les visages changent avec les épreuves de la vie, mais les yeux demeurent une fenêtre ouverte sur le passé », assure l’écrivaine américaine Delia Owens.

Manifeste
« Que ma différence soit prise en compte »
Il est parfois des envies d’expliquer et parfois des besoins de crier son désir d’égalité, sa volonté de justice. « Ma revendication en tant que femme, c’est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m’adapter au modèle masculin », déclamait Simone Veil.
Ce qui vaut pour les femmes, vaut pour toutes les minorités. Lancer un appel à la tolérance, dire sa vérité, et son ressenti trop longtemps enfoui peut être libérateur et joyeux. Pourquoi ne pas le faire à l’écrit, sous forme de manifeste ?